Rien de nouveau sous le soleil peyradien !


par CFDT - Télécom ParisTech
11 avril 2005
URL: https://cfdt.mines-telecom.fr/article97.html

Les deux récents "amphis de printemps" du Directeur de l’ENST étaient instructifs à suivre. Pas tellement pour la quantité d’information qui nous fut distribuée : les "nouvelles" de ParisTech étaient connues de ceux qui lisent régulièrement les communiqués de la Direction, quant à l’amphi "démagement", le Directeur n’avait guère à nous dire que son impuissance à peser sur le cours des choses : que ce soit pour Dareau où c’est le CGTI qui réalise un audit et le SAG qui prend les décisions, ou pour la relocalisation de l’école, dont le choix fera (peut-être un jour) l’objet d’un arbitrage politique à un niveau supérieur.

L’intérêt réel de ces amphis étaient plutôt de revoir en action notre Directeur, qui s’était fait plutôt discret ces derniers temps.

Et bien, force est de constater qu’il n’a guère changé : toujours aussi peu au fait des détails des dossiers ("plusieurs centaines de personnes rue Dareau" (ben voyons ! pourquoi pas quelques milliers ? ; "il manque 45 ME dans toutes les hypothèses de démagement" (comme si le prix du foncier était le même sur l’Ile Seguin, sur le plateau de Saclay et à Marne la Vallée), "environ 80 personnes au siège du GET", alors que le dossier a été effectivement abordé au dernier CTPC du 24 mars, etc.

M. Peyrade reste en revanche le champion incontesté de la démagogie : le vote à main levée "pour" ou "contre" la stratégie de rapprochement avec les écoles du GET atteint à cet égard des sommets. Faut-il encore rappeler que (a) ce rapprochement figure fait explicitement partie de sa lettre de mission et (b) TOUTES les décisions prises par le GET sont prises par le Directoire du GET dont M. Peyrade est un des quatre membres ? Toutes proportions gardées, cette mascarade nous renvoie aux errements de notre gouvernement, qui après avoir béni la directive Bolkenstein à Bruxelles, feint en France de se la voir imposée par les vilains commissaires européens. Quant au vote sur la relocalisation de l’école...

A quoi bon de tels votes ? Le personnel de l’ENST est hélas bien placé pour savoir qu’à l’Ecole les décisions ne suivent pas les votes majoritaires, sinon celui d’avril dernier nous aurait évité d’avoir, aujourd’hui, à s’accabler de devoir, encore, assister à de tels simulacres de "concertation" et de "dialogue".