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Fusion des écoles : la dernière mauvaise idée en date
par CFDT - Télécom ParisTech
13 mars 2017

Télécom ParisTech et le direction générale de l’Institut Mines-Télécom abandonnent en 2019 leurs sites parisiens pour emménager à Palaiseau, sur le plateau de Saclay. Alors que les services des ressources humaines et les organisations syndicales ont identifié des augmentations massives des temps de transport et des surcoûts importants pour le personnel, la direction de Télécom ParisTech a choisi d’envisager de surcroît une fusion avec Télécom SudParis, école localisée à Évry, avant même d’avoir réglé les premiers problèmes liés au déménagement.

D’où vient cette idée de fusion ?

L’idée d’une fusion entre Télécom ParisTech et Télécom SudParis trouve son origine dans une demande des directeurs de ces deux écoles à l’été 2016. À cette époque, on savait depuis des années que Télécom ParisTech allait déménager sur le plateau de Saclay, ainsi que la direction générale de l’Institut Mines-Télécom et une petite partie de Télécom SudParis.

Autant Télécom SudParis avait accepté l’idée de fonctionner suivant le principe d’une bilocalisation modérée entre Palaiseau et Évry, sites distants de plus d’une heure en transports en commun, autant le déménagement de Télécom ParisTech devait s’accompagner de deux principes forts : la monolocalisation de l’enseignement et la proximité immédiate avec nos partenaires académiques.

Cette enquête

L’enquête que nous analysons ici a été menée par les directions des deux écoles qui souhaitaient mesurer l’adhésion du personel à ce projet. À la suite de restitutions partielles orientées, les organisations syndicales ont demandé à avoir accès aux données brutes afin de pouvoir en faire leur propre analyse.

La direction n’a accepté qu’à une seule condition : que nous leur réservions la primeur de nos résultats, probablement afin de pouvoir préparer leur réponse. C’est ainsi que nos camarades de la CGT ont rencontré ce matin le directeur de Télécom ParisTech afin de lui donner les chiffres, repris ici, présentés ce midi en HMI conjointe CFDT/CGT au personnel de l’école et de la direction générale.

Les conditions de travail

Sur l’ensemble du personnel, 62% des répondants disent ne pas avoir envie et ne pas se reconnaître dans ce projet d’écoles fusionnées. Ce projet, porteur d’incertitudes, arrive de plus où une partie du personnel se demande déjà de quelle manière le déménagement à Palaiseau va impacter leurs conditions de travail et leur qualité de vie.

Le projet d’enseignement et de recherche

Sur les questions d’enseignement et de recherche, au cœur de métier de l’école, les réponses des enseignants-chercheurs sont particulièrement éloquentes. Ils considèrent majoritairement que ce projet n’est pas un projet porteur, que ce soit notamment :
- pour les élèves et la formation (22% pour, 64% contre) ;
- pour les candidats, notamment en classé préparatoire (30% pour, 63% contre) ;
- pour les activités de recherche et le rayonnement académique (37% pour, 51% contre) ;
- pour la notoriété et l’influence de l’école (28% pour, 58% contre) ;
- pour les partenaires académiques comme l’Université Paris-Saclay ou l’Institut Mines-Télécom (31% pour, 45% contre).

Lorsqu’on aborde la question de la bilocalisation entre Palaiseau et Évry, 93% des enseignants-chercheurs estiment que l’école ne sera pas capable de la gérer correctement. Le maintien du niveau scientifique de Télécom ParisTech après fusion préoccupe 96% d’entre eux.

Au final, 76,4% des enseignants-chercheurs ne souhaitent pas la fusion des deux écoles. 43,6% d’entre eux déclarent même ne pas se reconnaître du tout dans ce projet, tandis qu’à l’autre extrémité du spectre 1,8% seulement y sont très favorables.

Lors de cette enquête, la direction a invité les personnes dont elle pensait qu’ils étaient favorables au projet à y répondre pour contrer les oppositions. On notera que malgré un taux de participation supérieur à 2/3 chez les enseignants-chercheurs, seuls deux d’entre eux déclarent avoir très envie de voir naître cette école fusionnée… alors qu’ils sont déjà au moins quatre (chefs de département) à être membres du comité de direction de l’école. Cela est représentatif de la manière dont ce projet est mené au forceps par le directeur de Télécom ParisTech qui ne parvient même pas à convaincre son premier cercle de l’interêt d’une telle fusion.

Et maintenant ?

Ce même directeur de Télécom ParisTech a annoncé, notamment lors d’un comité de l’enseignement, qu’il ne s’obstinerait pas dans ce projet sans l’adhésion du personnel de l’école. Si on ajoute que le personnel déclare se tenir majoritairement informé à travers les amphis d’information (65%) et les mails en diffusion générale (62%), canaux pourtant fortement orientés en faveur de la fusion, la réponse au projet semble claire et sans équivoque : c’est NON.

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