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Le télétravail à Télécom ParisTech
par CFDT - Télécom ParisTech
2 février 2017

Le décret de février 2016 et l’arrêté spécifique pour les ministères économiques et financiers de juillet 2016 instaurent la possibilité pour les agents de l’État d’exercer leurs fonctions en télétravail jusqu’à trois jours fixes par semaine.

La CFDT s’intéresse depuis des années à la question du télétravail. Lors du comité technique spécial du 31 janvier 2017, le texte relatif à sa mise en œuvre à Télécom ParisTech a été adopté.

Qu’est-ce qu’est (et n’est pas) le télétravail ?

Le télétravail, tel que prévu par les textes, consiste pour un agent à travailler depuis son domicile [1] en utilisant sa connexion Internet et un ordinateur fourni par l’administration plutôt que de venir physiquement à l’école. Le travail qui lui est alors confié doit pouvoir s’exercer à distance, et les accès aux applications et données nécessaires à son accomplissement doivent être rendus possibles.

Il ne faut pas confondre le télétravail avec le travail nomade, qui consiste à travailler d’un lieu quelconque, voire dans les transports, sans être nécessairement connecté au réseau de l’administration. Le travail nomade est souvent utilisé pour les activités de recherche ou de prospective, ou en préparation ou correction des activités d’enseignement.

Qui peut bénéficier du télétravail ?

Tous les agents dont les spécificités du métier n’interdisent pas le télétravail (agent de sécurité, personnel d’accueil) peuvent bénéficier du télétravail. Par exemple, un agent qui d’un côté reçoit du public et de l’autre côté doit traiter des dossiers peut envisager de choisir le télétravail : en accord avec son chef de service et ses collègues, il peut être envisageable de regrouper le traitement des dossiers sur un jour de la semaine précis et d’organiser ainsi des roulements pour recevoir le public.

Une demande d’autorisation de télétravail peut être refusée dans l’intérêt du service. Toutefois, l’École met en place des mécanismes (discussions des demandes en CODIR, prise d’avis auprès de la DRH) permettant d’éduquer, de rassurer et de renseigner les managers afin de leur accompagner dans les aménagements nécessaires à la mise en place du télétravail.

Le télétravail peut-il être imposé ?

Le télétravail ne peut en aucun cas être imposé à l’agent. De plus, une période d’adaptation est prévue lorsqu’un agent débute une période de télétravail, afin de détecter et corriger les difficultés qui pourraient survenir.

Les textes sont protecteurs pour l’agent : son poste de travail doit être conservé (le télétravail n’est pas un moyen pour l’administration de faire des économies de place), et l’École a prévu qu’à tout moment un agent puisse décider d’effectuer sa journée de travail en présentiel plutôt qu’en télétravail.

Concrètement, comment cela va-t-il se passer ?

Afin de permettre une meilleure organisation des services, les demandes de télétravail seront recueillies lors d’une campagne annuelle en fin d’année scolaire pour pouvoir planifier l’année scolaire suivante. Cela permettra aux différents services d’avoir une meilleure vision des souhaits des agents et de répondre équitablement aux demandes.

L’École a opté pour une mise en place progressive du télétravail. La première année, la norme sera d’accorder un jour par semaine afin de mettre en place les adaptations nécessaires à ce changement de pratiques. La deuxième année, deux jours seront accordés à ceux qui le voudront, puis trois jours les années suivantes. Une personne venant d’arriver sur un poste devra attendre un an avant de faire cette demande afin qu’elle s’imprègne de la dimension de ce poste.

Il sera toujours possible de faire des demandes hors campagne annuelle ou supérieures au nombre de jours habituellement pratiqués (dans la limite des trois jours permis par le décret, avec au moins deux jours de présence sur place par semaine). Ces demandes ne seront toutefois pas prioritaires et tiendront compte des autorisations déjà accordées afin de ne pas désorganiser le service.

Des formations seront proposées aux télétravailleurs et aux managers. Une bonne connaissance de ce qu’est vraiment le télétravail permettra qu’il s’exerce dans de bonnes conditions.

Les ressources humaines devraient très prochainement communiquer le vade-mecum du télétravail aux agents de Télécom ParisTech.

À qui profite le télétravail ?

Le télétravail profite avant tout à l’agent qui choisit ce mode de travail. Étant donné qu’il conserve les mêmes horaires de travail (ou la même quantité de travail pour un agent au forfait jours), le temps consacré aux trajets domicile-travail est réduit, ce qui lui permet de plus se consacrer à sa famille ou à des loisirs. Avec le déménagement sur le plateau de Saclay dans deux ans et demi et l’allongement prévisible des temps de transport, le gain pour les agents qui opteront pour le télétravail sera encore plus important, surtout lorsqu’il sera possible de bénéficier de trois jours de télétravail par semaine.

Le télétravail profite également, plus indirectement, à l’administration, qui va devoir faire évoluer et moderniser ses méthodes de travail et d’interaction. Les échanges en vidéo, la numérisation des documents, la définition des tâches devraient permettre de rendre le travail des équipes plus efficace.

Le télétravail est-il idéal ?

Non. Tout d’abord, Télécom ParisTech a strictement suivi le décret, l’arrêté et la circulaire d’application ; l’agent conservera donc à sa charge les frais électriques, de chauffage et d’Internet lorsqu’il choisira de travailler depuis chez lui. De même, il ne pourra a priori pas bénéficier de la subvention accordée à ceux déjeunant sur leur lieu de travail. Ce sont des sujets sur lesquels la CFDT reviendra dans ses discussions avec la direction de l’École, mais qui ne nous ont pas paru justifier le retard dans la mise en œuvre du télétravail pour les agents qui le souhaitent.

De plus, il y a un risque d’isolement de l’agent qui reste à son domicile. C’est pour cela que la fonction publique impose une présence d’au moins deux jours par semaine sur le lieu de travail pour les agents bénéficiant du télétravail. Le problème se pose différemment pour le personnel d’enseignement et de recherche en situation de nomadisme car il est fréquent que celui-ci se retrouve avec des collègues d’autres institutions avec lesquels il collabore.

Les services dans lequel des agents demanderont le télétravail devront se réorganiser, parfois en profondeur. Les communications informelles devront parfois être remplacées par une base de connaissance partagée, certains processus devront passer par une numérisation accrue, les modes de communication devront évoluer pour mieux utiliser le mail, le téléphone ou l’appel vidéo, les réunions devront prévoir dans certains cas d’accueillir des participants en visio-conférence ou en audio-conférence.

La CFDT a été particulièrement active dans la mise en place du télétravail à tous les niveaux (comité technique ministériel, comité technique IMT, groupe de travail et comité technique spécial Télécom ParisTech). Elle restera attentive à sa mise en œuvre, au traitement équitable des dossiers, au bien-être des agents en télétravail et en présentiel et aux conséquences (carrière, financières, …) sur l’ensemble du personnel.

[1ou un autre lieu défini à l’avance

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