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Accord salarial 2006 : des propositions inacceptables !
22 septembre 2006

Pour la seconde fois en trois ans, le GET s’apprête à diminuer le pouvoir d’achat de ses agents. Après la très molle croissance des années 2002-2003 et 2005, après la baisse de 2004, les "augmentations" salariales moyennes décidées par le GET plafonnent à 2.25%, alors que l’inflation officielle est déjà de 1.5% sur les huit premiers mois de l’année (voir http://cfdt.enst.fr/IMG/jpg/Evoluti...).
Si, de plus, la direction fait appliquer ses consignes de personnaliser au maximum les augmentations et de privilégier les agents en début de carrière, c’est plus d’un agent sur deux qui perdra du pouvoir d’achat en 2006.

Alors que, chacun le constate, les dépenses de logement, de transport et de chauffage ont augmenté très fortement cette année. Alors que, chacun le subit, se soigner coûte plus cher ; et coûtera encore plus cher avec le nouveau contrat de complémentaire santé. Alors que s’annonce une réforme de l’IRCANTEC (retraite complémentaire des agents du GET) qui prévoit, surprise, surprise, de nouvelles hausses des cotisations et de nouvelles baisses des prestations.

Le salut ne viendra pas des promotions : leur nombre, tout type confondu, reste bien inférieur aux niveaux de 2002-2004, quand le nombre de salariés a crû de près de 10% dans l’intervalle.

Tous ces facteurs mis bout à bout laissent craindre que les montants nets qui figurent en bas de nos fiches de paie diminuent EN VALEUR ABSOLUE dès la fin de cette année

Pourquoi donc cette "punition" collective ?

Aurions-nous collectivement failli ? Ce n’est pas ce que disent les chiffres : entre 2001 et 2005, le nombre d’étudiants en formation a crû de près de 25%, le nombre de diplômés de plus de 16%, les ressources propres ont presque doublé (+75% entre 2000 et 2005 !) et le nombre de publications scientifiques a augmenté de plus de 60 %, d’après les chiffres mêmes du GET. Sans parler des réformes de l’enseignement, de l’internationalisation des programmes, etc. Dans tous les services, l’accroissement de la "production" mesurée est bien supérieure à celle du nombre d’emplois. Non, nous n’avons pas à rougir, loin de là, de notre travail !

Alors quoi ? Un gouvernement qui n’aime pas ses agents ? C’est sans doute vrai, mais un peu court : en 2004 et en 2005 un fonctionnaire, même mal traité, aura vu son salaire grimper de 3% en moyenne, moins qu’en 2002 (4.5%), certes, mais bien plus qu’ au GET pendant les mêmes années ! Tout simplement parce que le pouvoir d’achat d’un fonctionnaire est régulièrement revalorisé pour prendre en compte l’accroissement de ses compétences, au GET ce serait plutôt l’inverse !

La raison est plus prosaïque : la Direction, par faiblesse, par ignorance ou par incurie, semble devenue incapable de défendre les agents du GET et de faire valoir leurs résultats auprès de la
tutelle. Elle semble également avoir oublié les principes du cadre de gestion, qui énonce que la politique salariale vise à "Rémunérer chacun selon sa contribution". Lorsque, année après année, l’accomplissement des objectifs est "récompensé" par une baisse du pouvoir d’achat, nous ne pouvons que constater que ce principe élémentaire est bafoué.

Ensemble, nous saurons faire reconnaître notre bilan et entendre nos revendications et, sans attendre, celles-ci : des augmentations moyennes au moins égales à 3% pour 2006, et l’ouverture immédiate de négociations pour « rattraper » les pertes de 2004-2005.

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