La CFDT nationale La CFDT à l'Institut Mines-Télécom La CFDT à Télécom ParisTech La CFDT à TEM & TSP
CFDT Institut Mines-Télécom

mardi 17 janvier 2017
Vos correspondants CFDT à l’Institut Mines-Télécom

mardi 26 janvier 2016
Plan séniors : Pour vivre longtemps vieillissons au rythme de l’élaboration du plan séniors !

mardi 26 janvier 2016
Le plan égalité hommes-femmes attendra un an de plus.....!

CFDT Télécom ParisTech

lundi 13 mars 2017
Fusion des écoles : la dernière mauvaise idée en date

jeudi 2 février 2017
Le télétravail à Télécom ParisTech

mercredi 21 septembre 2016
Improvisation et Technocratie pour l’Enseignement et la Recherche (ITER) : la fusion à la mode IMT

CFDT Télécom École de Management & Télécom SudParis

jeudi 17 janvier 2013
Nos voeux pour 2013...et la triste disparition de la cafète

jeudi 17 janvier 2013
La liberté d’expression mise à mal ?

jeudi 1er décembre 2011
Mise au point de la CFDT

Accueil > Télécom ParisTech > Réorganisation de la recherche
Point sur la réorganisation de la recherche
par François Yvon
1er juin 2006

Le texte ci-dessous reprend les grandes lignes des réactions de la CFDT au projet de réorganisation des groupes d’enseignement recherche présenté au CTP du 30 avril 2006.
La direction semble avoir entendu une partie de nos arguments, puisque depuis ce vote, la réorganisation a été annoncée comme provisoire ; et des échanges ont débuté concernant la réaffectation des m2 suite à l’achèvement des travaux du Bâtiment C (pour en savoir plus, voir ici.

Voir également nos commentaires sur le précédent projet de réorganisation.


Le projet de réorganisation de la recherche a fait pschitt.

Dans la
version qui est aujourd’hui soumise aux votes, elle implique une resserrement
des groupes de recherche, ou plutôt d’enseignement-recherche, dans trois
sur quatre des départements ; et sur un léger renforcement des responsabilités
de leurs animateurs, s’appuyant sur une description minimaliste de leur rôle.

Nous ne commenterons pas plus les soi-disants objectifs de la Direction
("associer chacun aux décisions"), alors que les exemples se
multiplient qui nous démontrent que la principale préoccupation de nos
directeurs est de prendre ses distances avec une base, sans doute trop
"remuante" à leurs yeux, qui reste tout juste bonne à être informée,
de décisions qui seront prises ailleurs.

Nos remarques se concentreront sur les deux points sus-cités :
reformattage des groupes et rôle des animateurs.

Les groupes et leur périmètre

Sur le premier point, on ne peut que regretter que l’occasion n’ait
pas été saisie pour rendre l’organisation de la recherche de l’école
plus "syntaxiquement" correcte. L’évaluation par le CNRS a pointé en
plusieurs endroits l’isolement et l’éclatement de chercheurs
travaillant dans plusieurs groupes sur des thématiques proches ; cette
réformette semble conduire à une aggravation de la
situation, plutot qu’a sa résorbtion.

Deux raisons principales ont conduit à ce regrettable état de fait :
d’une part le manque de légitimité de d’autorité scientifique du
Directeur de la Recherche ; d’autre part l’indécision concernant le
périmètre et la nature des groupes : une unité cohérente au sens de
l’enseignement ? de la recherche ? un ensemble d’individus proches
géographiquement ? ne refusant pas de collaborer ? évalués par une
même personne ? qui de loin semblent des mouches (Borges) ?

Les définitions du groupe qui se lisent en filigrane dans la note
d’organisation de la Direction (voir PJ) reflètent cette indécision :
- COMELEC / INFRES : "ce groupe couvre le domaine de...", "prend en charge les
méthodes de... " : cela vaut-il pour l’enseignement ? la recherche ? les deux ?
- SES : groupe 2 - "rassemble les enseignants chercheurs qui
conduisent des recherches orientées vers" : manifestement seulement
recherche ; groupe 1 : " "rassemble les enseignants chercheurs qui
conduisent des recherches orientées vers...", "rassemble également les
enseignants qui assurent les enseignements de ..."
- TSI : groupe 1 : "accueille des activités de", "s’intéresse à" ;
groupe 2 : "couvre le cycle de vie de", "activité contractuelle très
intense" ; groupe 3 : "rassemble de manière naturelle (sic) tous les
EC... dont l’activité recouvre majoritairement les domaines traités
dans les projets structurants du même nom"

Pour souligner l’absurdité d’une telle situation, demandons-nous à quoi
ressembleront les réunions de groupe que la Direction entend susciter :
- Une réunion de groupe où on n’aborderait ni la recherche ni l’enseignement
n’aurait pas de sens.
- Une réunion de groupe où l’on discutera les questions
d’enseignements ou les questions de recherche alors que de nombreux
intéressés (autres membres du projet, des collèges d’enseignement...)
sera frustrante.

A l’instar des réunions de département, qui réunissent trop de
participants pour que des échanges profitables puissent avoir lieu,
il est à craindre qu’il ne se passe rien dans ces réunions qu’un relai
des informations descendantes.

La multiplication des réunions n’est souhaitée par personne : il faut
que chaque regroupement ait sa raison d’être, et ce ne sera pas ici
le cas.

Les animateurs de groupes

Cette indétermination se reflète dans l’imprécision du rôle de
l’animateur de groupe : Notre seul motif de satisfaction est que son
rôle ne soit pas hiérarchique, mais nous ne pouvons nous contenter
de savoir que le chef de département lui délègue, selon son bon désir,
tout ou partie de ses responsabilités (rappelons que selon le cadre de
gestion, seul le Directeur d’entité a en réalité ce pouvoir de
délégation des responsabilités de management). Lorsque des décisions
managériales sont prises (augmentations, promotions, bonus,
recrutements), il est essentiel de pouvoir identifier la personne qui
prend la décision. Nous continuons également de déplorer la confusion
qui consiste à attribuer à l’animateur la coordination des activités
d’enseignement et des activités de recherche, alors que, nous l’avons
noté, les groupes ont un périmètre qui recouvre inégalement ceux des
projets ou des unités d’enseignement : les activités d’enseignement
s’exercent dans la pratique de facon collégiale et inter-groupe
(voire, de plus en plus souvent, inter-département) ; et que la
recherche est sensément organisée par les projets/programmes (et non
par groupe). Les enseignants chercheurs de l’école prennent des
responsabilités (coordonnent des projets, des enseignements) : il faut
que cette prise de responsabilité soit visible, encouragée et
récompensée ; plutôt que de continuer à faire comme si les chefs de
département ou les animateurs de groupe avaient un rôle de
coordination d’activités qu’ils ne font, le plus souvent, que
constater.

Pour finir, nous voudrions évoquer la question de la relocalisation
des équipes de recherche qui fera suite à la fin des travaux du
bâtiment C. Certains groupes sont aujourd’hui dispersés sur deux
sites, et la proposition d’organisation ne fait qu’empirer la
situation. Il est dès lors naturel de se demander quel sera l’impact
de la nouvelle organisation sur les futurs déménagements, et comment
la Direction entend gérer cette nouvelle situation. L’absence de
réponses à nos questione peut que susciter des inquiétudes. Rappelons
que le premier déménagement a donné lieu à une profonde et durable
crise de confiance entre la Direction et le personnel : faute d’aborder
franchement et en concertation ce dossier délicat, il est à craindre
que les mêmes causes reproduisent les mêmes effets. Nous demandons
donc :
- un accord sur une méthode de travail pour redistribuer les m2
- des points d’étape avec les Organisations syndicales
- que les personnels concernés soient associés aux discussions
- une transparence maximale (des compte-rendus d’avancement publics,
des réunions d’information...)

La CFDT votera contre ce projet.


Documents liés:

François Yvon

À lire également

  • mardi 4 mai 2004
    A propos du projet de réorganisation des départements d’enseignement-recherche
  • Actualité CFDT

    SITE RÉALISÉ AVEC SPIP DIRECTEURS DE LA PUBLICATION: ÉRIC BERGEAULT & SAMUEL TARDIEU
    Section CFDT Institut Mines-Télécom | ADMIN